Actuellement sur le blog, vous trouverez des articles de sémiologie des différents appareils. Quand nous serons bien impregnés de cette base, nous traiterons ensuite de la pathologie.

dimanche 28 septembre 2008

Quelques définitions en Pathologies Infectieuses

1. Fièvre La fièvre se définit comme une élévation de la température centrale, dépassant 37,5° C le matin et 37,8° C le soir, alors que le sujet est au repos depuis plus d'un quart d'heure, et à jeun depuis plus de 2 heures. On mesure habituellement la température tympanique. Les chiffres de la température prise par voie axillaire ou buccale (à préférer à la voie rectale) sont augmentés d’un demi-degré pour apprécier la température centrale. La fièvre, indépendamment de son étiologie, peut être grave :
  • chez le nourrisson et l'enfant de moins de 4 ans : risque de convulsions hyperthermiques et/ou de déshydratation,
  • chez le vieillard : risque de déshydratation et de troubles du comportement,
  • chez le patient porteur d’une tare sous-jacente, la gravité de la décompensation peut prendre le pas sur celle de l'infection.
Quel que soit l'âge, la fièvre peut être le symptôme inaugural d'une infection qui risque rapidement d'engager le pronostic vital : il faut reconnaître l'existence ou non de signes de gravité et savoir évaluer le degré de l'urgence : le terrain et la clinique interviennent dans cette appréciation. 2. Classification des pathologies sous-jacentes La classification de Mac Cabe est la plus utilisée :
  • pathologie non fatale (NF) : patient indemne de toute pathologie sous-jacente ou porteur d’une pathologie sous-jacente non fatale ; ex : hypertension artérielle contrôlée, diabète non insulinodépendant, bronchite chronique sans retentissement aux EFR,...
  • pathologie ultérieurement fatale (UF) : patient porteur d’une pathologie sous-jacente potentiellement fatale à échéance de 5 ans ; ex : bronchopneumopathie chronique obstructive, cirrhose non décompensée, insuffisance coronarienne peu grave et stable,...
  • pathologie rapidement fatale (RF) : patient porteur d’une pathologie sous-jacente potentiellement fatale à échéance de 6 mois ; ex : myocardiopathie ou cirrhose du foie décompensée, BPCO avec hypoxémie grave et insuffisance ventriculaire droite, immunodépression grave (SIDA en phase terminale), cancer métastatique,...
3. Définitions des états infectieux
  1. Infection : l'infection est le résultat de l'agression d'un organisme par une bactérie, un virus, un parasite ou un champignon. La bactériémie traduit la présence de bactéries viables dans le sang. On décrit de la même façon la présence de virus, champignons, parasites et autres pathogènes (virémie, fongémie, parasitémie).
  2. Syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS). C'est la réponse inflammatoire systémique à certaines agressions cliniques graves : pancréatite aiguë, ischémie, polytraumatisme, choc hémorragique, maladie de système. Ce syndrome est caractérisé par la présence d'au moins deux des signes suivants :
  • température corporelle > 38° C ou <> 90 battements/min,
  • rythme respiratoire > 20/min ou hyperventilation se traduisant par une PaCO2 <32>
  • leucocytes > 12 000/mm3 ou <> 10 % de cellules immatures (en l'absence d'autres causes connues).
  • Sepsis. C'est la réponse inflammatoire systémique à une infection. Elle se définit de la même façon que le syndrome de réponse inflammatoire systémique (cf supra). Le processus infectieux en évolution doit être confirmé au moins cliniquement.
  • Sepsis grave. C'est un sepsis associé à une dysfonction d'organe, une hypotension ou une hypoperfusion.
  • L'hypotension se définit comme une TA systolique <90 mmHg ou une réduction d'au moins 40 mm Hg des chiffres tensionnels habituels, en l'absence d'autre cause connue d'hypotension (médicaments hypotenseurs, choc cardiogénique).L'hypoperfusion se traduit habituellement, mais non exclusivement, par une acidose lactique, une oligurie, une altération aiguë de l'état de conscience.
  • Choc septique. C'est un sepsis associé à une hypotension persistante, malgré un remplissage vasculaire adapté qualitativement et quantitativement, accompagnée ou non de signes d'hypoperfusion. Les patients qui sont sous drogues inotropes ou vasopressives peuvent ne plus être hypotendus au moment où les anomalies de perfusion sont recherchées, mais ces patients sont considérés comme étant porteurs d'un choc septique. En présence d’un sepsis grave ou d’un choc septique, l’hospitalisation en unité de réanimation est la règle.

MEDICAMENTS ET GROSSESSE

Dr Charlemagne OUEDRAOGO
(UFR-SDS/U.O)
Objectifs
I - Introduction
  • La prise de médicaments au cours de la grossesse est un problème fréquent car la femme peutêtre en traitement au long cours et souhaiter une grossesse,
  • être enceinte et tomber malade,
  • être en traitement et devenir enceinte.
Depuis le drame de la thalidomide, l’exposition d’une grossesse à des agents exogènes suscite de vives inquiétudes partagées par le grand public et le corps médical. Or, au cours d’une grossesse connue (ou prévue), des thérapeutiques peuvent être nécessaires, voire indispensables au bon équilibre de la mère. Le prescripteur devra donc faire l’exercice d’évaluer correctement le bénéfice attendu d’une thérapeutique, au regard des risques connus (ou potentiels) pour le futur enfant, en fonction de son âge gestationnel au moment du traitement. Compte-tenu du climat actuel, la prudence est souvent de mise. Or, cette tentation de « sous-traiter » les femmes enceintes peut constituer une grave erreur, dont les conséquences (humaines et médico-légales) sont souvent mal évaluées à leurs justes dimensions.
II - Pharmacologie de la grossesse .
  • Les études sont complexes car il est difficile :d'extrapoler de l'animal à la femme et qu'il reste toujours un doute même après des épreuves de tératogénicité chez l'animal bien conduites.
  • d'étudier les cas accidentels qui nécessitent un réseau de pharmacovigilance efficace,
  • il peut y avoir un délai très long entre la prise du médicament et son effet délétère comme se fut le cas pour le distilbène.
  • les effets sont variables selon la période de la grossesse pendant laquelle la prise a été faite tout ou rien dans la période pré-implantatoire (jusqu'à J 14) ; tératogénicité au premier trimestre, foeto-toxicité aux deuxième et troisième trimestres ; problème de sevrage à la naissance .(Tableau 13-I)
  • enfin de nombreuses modifications pharmacocinétiques sont induites par la grossesse.
  1. La résorption digestive: La résorption digestive est aléatoire pendant la grossesse car il y a :
    • une diminution des ingestions du fait des vomissements .
    • une diminution de l'activité sécrétoire acide de l'estomac de 40 % .
    • un ralentissement de la vidange gastrique ,
    • un ralentissement du transit intestinal de 30 à 50 %.2.
  2. La distribution: La distribution est modifiée du fait :
  • d'une augmentation du volume sanguin circulant ,
  • d'une augmentation du volume plasmatique (40 à 50 %)
  • d'une augmentation du volume des secteurs hydriques ( + 5 litres pour le foetus )
  • d'une augmentation des débits sanguins régionaux : plus 50% pour le débit cardiaque et plus 50 % pour le débit sanguin rénal .
  • une diminution ou une augmentation du coefficient de liaison aux protéines plasmatiques.
3. La biotransformation La biotransformation est due à :
  • une augmentation de l'activité métabolique hépatique,
  • une diminution de la concentration plasmatique .
Il y a en outre une action spécifique des hormones sur l'activité enzymatique hépatique car la progestérone est un inducteur de l'hydroxylation et E2 un inhibiteur des oxydases. 4. Modification des éliminations Les éliminations sont diminuées pendant la grossesse :
  • diminution de l'excrétion biliaire du fait de la cholestase due aux oestrogènes ce qui provoque une augmentation des taux plasmatiques,
  • augmentation de la clearance rénale qui peut être modifiée par la pathologie vasculorénale. Une élévation de l'albuminurie va augmenter l'élimination des médicaments, par contre le repos va diminuer la clearance rénale et l'élimination du produit.
5. Le passage placentaire Le passage placentaire est le plus souvent bi-directionnel et passif par simple diffusion. Il est alors influencé par les propriétés physico-chimiques du médicament comme le poids moléculaire, le degré d'ionisation, la liposolubilité, les liaisons protéiques .
Les facteurs maternels placentaires jouent également un rôle car s'il y une réduction du débit sanguin utérin (hypotension, anesthésie péridurale, hémorragie) il y aura une diminution du transfert . Les facteurs hémodynamiques foetaux jouent également un rôle (débit cardiaque, acidose) de même que la biotransformation par le placenta .
6. Transfert dans l'unité foeto-maternelle
Il se fait par diffusion passive le plus souvent, active plus rarement ; le délai d'équilibre dépend de la diffusion du médicament. La demi- vie d'élimination du foetus est identique à celle de la mère. La concentration dans le liquide amniotique évolue de manière indépendante de celle du plasma foetal . Le dosage du produit dans le liquide amniotique n'est donc pas le reflet des taux plasmatiques .
En résumé: la pharmacocinétique des médicaments est différente pendant la grossesse. Tous les mécanismes tendent à diminuer les concentrations et les effets des médicaments. La pathologie peut perturber les règles habituelles de la pharmacocinétique . Avant de prescrire un médicament à une femme enceinte il faut bien réfléchir car : - elle est exposée au sous dosage , - elle est exposée aux effets toxiques, et il faudra savoir recourir aux dosages des concentrations sanguines . - enfin le foetus est exposé : risque de tératogénicité au premier trimestre, de foeto-toxicité au deuxième et troisième trimestre, syndrome de sevrage après la naissance.
III - Les médicaments tératogènes Leur liste doit être bien présente à l'esprit .
  1. Les anti cancéreux: Ils sont tératogènes en particulier le Méthotrexate et le 5 FU. Une contraception efficace doit être donnée aux femmes en chimiothérapie.
  2. Les anti-coagulants oraux Les coumariniques Coumadine ® (Warfarine), Sintrom® (Acecoumarol), le Troméxane ® (Biscoumacétate ) donnent des malformations du massif facial. Il faut utiliser pendant la grossesse l'héparine .
  3. Les anti-acnéiques: Ils donnent des malformations du système nerveux et du squelette. Si on doit les prescrire pour une acné grave il faut prévenir la femme du risque et lui donner une contraception efficace un mois avant. Cette contraception sera poursuivie pendant un mois après pour le Roaccutane ® (Isotretinoïne ) et pendant deux ans pour le Tigason ® (Etretinate) et le Soriatane (Aciretine).
  4. Les anti-mycosiques: Seul le Nizoral ® (Ketoconazole) donne des anomalies des membres chez l'animal. Chez la femme, le risque est mal évalué. 244 grossesses normales après Nizoral ont été publiée sans anomalies . En cas de prise accidentelle et avant de décider d'une interruption de grossesse, il faut faire une échographie la recherche d'une anomalie des membres .
  5. Les hormones:Le Cytotec ® (Misoprostol ) entraîne une absence de fermeture des os du crâne. Il ne doit pas être donné pendant la grossesse en dehors de l'indication d'interruption de grossesse associé avec le RU 486.
L'androcur ® (Acétate de Cyprotérone) le Danatrol ® (Danazol) masculinisent les foetus féminins. Ils doivent être évités. En cas de prise accidentelle il peut être utile de connaître le sexe de l'enfant en faisant une amniocentèse . IV- Les médicaments du système nerveux Le lithium (Théralithe ®, Neurolithium ®) est contre-indiqué au premier trimestre car il est associé à une augmentation de la fréquence de la maladie d'Ebstein . L'échographie cardiaque permet d'en faire le diagnostic. Au deuxième et troisième trimestre il peut être utilisé à condition de doser la lithémie qui doit rester <1meq/l. tracyclines =" anomalies" nicol =" Gray" aminoglycosides =" ototoxiques" sulfamides =" ictère">

samedi 6 septembre 2008

PHYSIOLOGIE DE L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE

PHYSIOLOGIE DE L’APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE

I Objectifs

Etre capable de • Décrire le schéma général de la circulation systémique et pulmonaire • Expliquer la révolution cardiaque : systole de l’oreillette et du ventricule et la diastole • Définir et expliquer les bruits du coeur • Situer et expliquer les propriétés mécaniques de la fibre cardiaque • Expliquer le débit cardiaque • Enoncer et expliquer le contrôle nerveux de l’automatisme cardiaque : système nerveux intrinsèque et extrinsèque

II Généralités

Le sang est continuellement pompé et éjecté hors du coeur par des vaisseaux différents. Il existe 2 circuits vasculaires qui ont tous les 2 leur origine et leurs fins dans le coeur. On parle de petite circulation ou circulation pulmonaire pour l’ensemble suivant: • Coeur droit (oreillette + ventricule) • Artère et veines pulmonaires • Poumons C’est dans les capillaires pulmonaires que se font les échanges gazeux au niveau des alvéoles pulmonaires. Le sang est débarrassé de son excès de C02 et enrichi en 02. Le sang oxygéné est drainé par les veines pulmonaires et acheminé vers l’oreillette gauche puis le ventricule droit c’est le circuit d’oxygénation du sang. La grande circulation ou circulation systémique (coeur, vaisseaux, tissus) comporte: • Le coeur gauche • L’aorte et ses branches • Le système veineux cave Le ventricule gauche éjecte le sang dans l’aorte puis dans tout l’organisme jusqu’aux capillaires systémiques = capillaires sanguins. Au niveau de ces capillaires, le sang cède de l’02 aux tissus et capte du C02. Le sang désaturé en 02 est ramené par les veines au coeur droit. VCS / VCI —* OD —* valve tricuspide —* VD —* valve pulmonaire / artère pulmonaire —* capillaire pulmonaires / veines pulmonaires —* 0G —* valve mitrale —* VG —* valve aortique —* aorte Le sang s’écoule toujours d’une région à pression élevée vers une région à pression basse. Ce sont donc les contractions du coeur qui élèvent la pression du sang et assure sa propulsion. Le débit cardiaque est égal à environ 6 L I min pour un adulte. III Les compartiments des liquides organiques La révolution cardiaque consiste en des alternatives de contraction et de relâchement du myocarde. La fréquence des contractions est environ égale à 75 à 80 pulsations I min pour un adulte. Ce chiffre peut varier en fonction des exercices, des émotions et du sommeil. L’ensemble des phénomènes dont le coeur est le siège depuis le début d’une contraction jusqu’au début de la suivante s’appelle une révolution cardiaque. Elle comprend 3 temps • Systole auriculaire • Systole ventriculaire • Diastole générale = diastole auriculaire + diastole ventriculaire

IV Les définitions

La systole : c’est la phase du cycle cardiaque pendant laquelle les fibres du myocarde se contractent entraînant une diminution du volume des oreillettes ou des ventricules et comportant le phénomène d’éjection du sang qu’ils contiennent. La diastole : c’est la période de relâchement du myocarde pendant laquelle les ventricules ou les oreillettes se remplissent de sang. La systole auriculaire : contraction des oreillettes, durée égale à 1/10 de seconde. Le sang qui remplissait les oreillettes est chassé dans les deux ventricules. Les valves auriculo-ventriculaires (tricuspide et mitrale) sont ouvertes car la pression des oreillettes est supérieure à celles des ventricules. Au moment de la contraction, pression très forte. La systole ventriculaire : contraction des ventricules, elle dure environ 3/10 de seconde. Pendant que les oreillettes se relâchent, les ventricules remplis de sang se contractent. La poussé du sang ferme les orifices auriculo-ventriculaires (tricuspides et mitrales) ou valves (premier bruit du coeur) empêchant le reflux du sang dans les oreillettes et entraînant l’ouverture des valves sigmoïdes, aortiques et pulmonaires. Le sang pénètre alors dans l’aorte et l’artère pulmonaire. La diastole générale : pause des oreillettes et des ventricules, c’est la période de repose du coeur. Pendant ce temps, le sang veineux achève de remplir les oreillettes relâchées et ce remplissage prépare la révolution cardiaque suivante. Le sang ne peut pas refluer dans els ventricules puisqu’il vient buter sur les valvules sigmoïdes qui se ferment (deuxième bruit du coeur) Au total la révolution cardiaque dure 8/10 de seconde et la moitié est consacrée au repos du myocarde (8/10 1/10 + 3/10 + 4/10) Systole ventriculaire

V Les bruits du coeur

L’auscultation cardiaque à l’aide d’un stéthoscope permet d’entendre 2 bruits. Le premier correspond à la fermeture des valves auriculo-ventriculaires. Celui-ci est plus sourd et plus long que le second et marque le début de la systole ventriculaire. Le deuxième bruit plus court correspond à la fermeture des valves sigmoïdes, aortiques et pulmonaires. Il marque la fin de la systole ventriculaire et le début de la diastole ventriculaire. Ces bruits se succèdent toujours à un rythme : quand le rythme cardiaque est normal ou rythme sinusal. Il est possible d’enregistrer graphiquement les bruits du coeur: le phonocardiogramme ou ECG. Les maladies valvulaires entraînent l’apparition de bruits anormaux: il s’agit de souffle cardiaque. Les contractions du muscle cardiaque sont provoquées par des impulsions électriques régulières. L’élasticité : propriété passive. La fibre cardiaque est une structure distensible au niveau d’une cavité cardiaque et surtout au niveau du ventricule gauche : on utilise le terme de compliance ( c’est le rapport entre le volume d’un réservoir élastique et la pression du fluide qu’il contient) Ces variations permettent d’apprécier la souplesse du réservoir. Lorsque le coeur est au repos, sa compliance est grande, il se laisse facilement distendre. A l’inverse, lorsque le coeur est dans une période de contraction, sa distensibilité diminue. La contractilité : propriété active. La fibre myocardique est une structure à la fois élastique et contractile c’est-à-dire qu’elle peut à la fois se distendre et se contracter. La contractilité correspond à la capacité des fibres à fournir une certaine tension durant un certain temps. L’état dans lequel se trouve la cavité (oreillette ou ventricule) au moment où elle est au repos et complètement remplie est définie comme étant la télédiastole. Quand le ventricule est en télédiastole (rempli) son volume correspond au volume de sang qu’il contient. La pression que le sang exerce que le sang exerce sur les parois s’appelle la pression télédiastolique. Cette pression est la précharge du ventricule c’est-à-dire la force de distension qui étire le muscle ventriculaire avant son excitation électrique et avant sa contraction. Cette précharge est faible sur un ventricule gauche normal. Il y a aussi une adaptation de la puissance contractile du coeur à la quantité de sang qui lui parvient. Si le retour veineux augmente, les fibres myocardiques sont étirées au maximum, la précharge augmente, la contraction sera plus importante pour permettre d’éjecter un volume de sang plus important. Lors de sa contraction, le ventricule ne peut immédiatement éjecter le sang dans l’aorte pour pouvoir le faire, il faut qu’il développe une pression supérieure à celle de l’aorte. C’est donc une charge que doit vaincre le coeur qui s’appelle la postcharge. Le ventricule, après avoir vaincu la résistance que lui opposait la pression sanguine, peut enfin éjecter le sang. VIT Pressions à l’intérieur des cavités cardiaques Les variations de pression à l’intérieur des cavités cardiaques peuvent être enregistrées. On utilise des sondes spéciales ou cathéters et on effectue un cathétérisme cardiaque. Le cathétérisme droit permet d’explorer le fonctionnement du coeur droit par la veine fémorale. Le cathétérisme gauche permet d’explorer le fonctionnement du coeur gauche par la veine fémorale ou humérale. Lors de la diastole les pressions sont proches de O mmHg dans le ventricule. Par contre, lors de la systole, le ventricule gauche a une pression 12,8 -4 120 mmllg L’aorte a aussi une pression aussi forte dans la continuité du ventricule gauche: 120 mmllg. On garde une pression positive. Lors de la diastole, la pression est de 0 mmllg et pendant la systole, on a une pression très basse : 25 mmllg. La pression artérielle pulmonaire est faible : 25 mmllg dans la petite circulation.

VIII Le débit cardiaque

Définition : c’est le volume de sang pompé par chaque ventricule par minute. Il est exprimé en L / min DC Fréq. Card. x Vol. éjection systolique L/min batt/min L/batt Ex: 72 batt / min et 70 mL / batt = 0,07 L / batt d’où DC = 5 L / min Au cours d’un effort musculaire, le débit cardiaque peut être multiplié plusieurs fois jusqu’à 8 fois, c’est donc soit la fréquence cardiaque soit le volume d’éjection systolique qui va être modifié. La fréquence cardiaque augmente par l’action du système nerveux sympathique. Le volume d’éjection systolique augmente par contraction très puissante qui va donc entraîner une augmentation du volume d’éjection systolique lors de la systole.

Automatisme cardiaque

Il s’agit du système nerveux situé dans les parois même du coeur. Même isolé, le coeur continue à fonctionner et continue de se contracter rythmiquement: on dit que le coeur est doué d’automatisme. Cet automatisme est donc du à un groupe de cellules qui commande le coeur = tissu nodales contenant des cellules nodales. Le circuit électrique que va suivre l’influx nerveux a 4 niveaux par où passe le tissu nodal. Quand on pose un pacemaker, on pose d’abord la sonde dans le ventricule. Le réseau de Purkinje n’est ni plus ni moins la division du faisceau de 1115. NE JAMAIS INJECTER PAR INTRAVEINEUSE DIRECTE DU K NE JAMAIS ACCÉLÉRER DE PERFUSION DE K L’altération de ce circuit en un seul point de son trajet peut empêcher la propagation normale de l’influx à travers le myocarde : il y aura donc des troubles du fonctionnement et des troubles cardiaques. C’est le système nerveux végétatif A l’état normal, il n’intervient en fait que pour modifier l’action cardiaque et pour l’adapter à l’action générale de l’organisme. Le système nerveux végétatif comprend 2 éléments : le système parasympathique et le système sympathique

1 Le système parasympathique

C’est le système qui permet de freiner le coeur: c’est un système cardio-modérateur. Il aune double action donc soit il peut ralentir la fréquence cardiaque soit il va permettre de ralentir la conduction auriculo-ventriculaire et ce grâce à une substance chimique un neurotransmetteur: l’acétylcholine. 2 Le système sympathique Il a l’action inverse C’est un système cardio-accélérateur. Il a un système de neurotransmetteur: la noradrénaline. = Le coeur tout seul ne peut rien faire si le cerveau n’intervient pas donc il a besoin du cerveau pour fonctionner

MENSURATIONS DE L’ENFANT

MENSURATIONS DE L’ENFANT

CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

AGE

POIDS (KG)

TAILLE (CM)

SURFACE CORPORELLE

(M2)

Naissance

3.5

50

0.21

3 mois

5.5

59

0.28

6 mois

7

65

0.34

9 mois

8.5

70

0.38

1 an

9.5

74

0.42

2 ans

12

85

0.50

3 ans

14

93

0.58

5 ans

17.5

105

0.65

10 ans

30

135

1.00

AGE

Fréquence cardiaque

Pression artérielle

Fréquence respiratoire

Nouveau-né

140 ± 50

60 - 35

30-50

6 mois

120 ± 40

80 - 46

26 - 30

1 an

110 ± 40

96 - 65

22 - 26

3 ans

105 ± 35

100 - 60

20 - 24

5 ans

105 ± 35

100 - 60

18 - 22

8 ans

95 ± 30

110 - 60

16 - 20

12 ans

95 ± 30

118 - 60

14 - 18

. MATERIEL DE VENTILATION - Utilisation du ML = attention : petites tailles mobilisation tête = mobilisation ML z avantages: préserve q respiratoire puisque au-dessus de la sténose sous-glottique + résistances expiratoires < à lOT V° S prolongée possible ( 30 mm)

AGE

POIDS (KG)

GUEDEL

MASQUE FACIAL

BALLON (Litres)

N.né

2 - 3

00

Rendeil-Baker n°1

0.75

1 mois

O

R-B n° 1

0.75

2mois

O

R-Bn°2

1

l2mois

1

n°0

1

là2ans

10-12

1

n°1-2

1

2à5ans

12-15

1

n°3

1.5

5à7ans

15-25

2

n°3

1.5

7àl0ans

25-30

2

n°3

2

lOàl4ans

3

n°4

3

VALVES

ESPACE MORT

Digby-Leigh

7 à 9 ml

Ruben

9m1

Ambu

0.8 ml

MASQUES LARYNGES (taille)

POIDS ENFANT (KG)

VOLUME GONFLAGE

SONDE INTUBATION COMPATIBLE (diamètre interne)

1

2.5à7

5

4

1.5

7à12

7

4.5

2

10à12

10—12

5

2.5

20à30

15

6

3

30à40

20

6.5

. MATERIEL D’INTUBATION

Laryngoscopie: 4.. 0 à 6 mois : lame Miller (droite) n° 1 I> 6 mois : lame de Macintosh (courbe) n° 2 ou> Calculs du n° de SI * âge (années) + 16 = n° SI (diamètre interne) 04 + ou poids/10 ± 0.5 Diamètre SI à ballonnet = 1/2 inf. à SI sans ballonnet z n° à ballonnet = n° 5 sans ballonnet —> t des résistances

3

AGE

POIDS (KG)

TAILLE SONDE INTUBATION

REPERE LEVRE

REPERE NEZ

SONDE ASPIRATION

<2>

2

8

9

4

2—3

2.5

9

10

4ou5

3—4.5

3

10

11

6

4.5—8

3.5- 4

12

13

7ou8

lan

8—12

—4.

14

8ou9

2—3 ans

12—16

16

10

4—6 ans

24— 26

5.5—6

16—18

lOoul2

6—8 ans

20— 25

6—6.5

18

12—14

8—10 ans

25— 35

6.5—7

20

14

> 10 ans

> 35

> 7

20

14 à 16

Volume courant

7àlOml/kg

- JULIAN : Ventilation enfant> 5 kg - Circuit pédiatrique si < 17 kg Humidificateur pédiatrique pour poids = 5 à 25 kg - Induction avec le circuit patient: si enfant > 1 an - Utilisation du circuit filtre: si enfant > 5 kg - Ventilation contrôlée si < 6 mois et acte > 30 minutes

PARAMETRES DE VENTILATION MECANIQUE

VENTILATION

O à 1 mois

1 mois à 1 an

> 1 an

Fréquence

30 40

25 —35

20 —30

Temps inspiratoire (secondes)

0.5 à 0.6

0.6 à 0.7

0.7 à 0.8

Fi02 (%)

AIR /02 =50%

02/ N20 =50%

02/ N20 =50%

PEP (cm H20)

1.5 à 2

O

O

I/E

1/1.5 à 1/2

DGF

200 ml/kg/min

REGLES DE LA DUREE DU JEUNE

SONDAGE GASTRIQUE

AGE

LIQUIDES CLAIRS

SOLIDES ou LAIT

o à 6 mois

2 3 h

3 h (lait maternel) 4 h (lait)

6moisà3ans

2—3h

6h(lait)

> 3 ans

2 —3 h

8 h (solides)

SONDAGE URINAIRE

AGE

POIDS

TAILLE SONDE

Oàlmois

<4kg>

5—6

<10kg>

-1fl

enfant

10 25 kg

>25 kg

. ATROPINE

i3 à6kg = 0.25 mg / 4 ml soit 0.06 mg/ml ou 6Ojig/ml Posologie = 0.02 mg/ kg ou 20 .tg/kg —> 4. 5 à 15 kg = 0.25 mg / 5 ml soit 0.05 mg/ml ou 50 jig/ml Posologie = 0.01 mg/kg ou 10 ig/kg —> 4- 25 kg z 0.25 mg / 2.5 ml soit 0.1 mg/ml ou 100 jig/ml Posologie = 0.01 mg/kg ou 10 jig/kg —> i-25 à5Okg =0.5mg/5ml soit 0.1 mg/ml ou 100 ig/m1 Posologie = 0.01 mg/kg ou 10 ig/kg

. HYPNOTIQUES

+ Induction IV si> 7 8 ans 4.. THIOPENTAL : Nesdonal ®

.4’- PROPOFOL :Diprivan ® CONTRE-INDICATION: <1>

4. HYPNOMIDATE :Etomidate ® CONTRE-INDICATION: <2>ans

AGE

POSOLOGIES (mg! kg)

DILUTION

<1>

3 à 5

1% = 10 mg/ml

1 à 6 mois

10

2.5% = 25 mg/ml

6 à 12 mois

8 à 10

idem

>l2mois

6à8

idem

AGE

POSOLOGIE INDUCTION (mg/kg)

ENTRETIEN <30>

ENTRETIEN >30 minutes (mg/kg/h)

lmoisà3ans

5

>3ans

3.5à5

15à18

12à15

AGE

POSOLOGIE INDUCTION (mg! kg)

7àl3ans

0.3à0.4

> 13 ans

0.2 à 0.3

APPORTS HYDRIQUES PER-OPERATOIRE

‘t Ventilation = 2 ml/kg/h 4 Température = 1 ml/kg/h/degré de T° 4’ Sang = volume à volume

SOLUTES

PERFUSIONS Dialaflo si < 10 kg + B 66 ou 470 ml de Ringer Lactate + 30 ml Glucosé 30% ÷ Contre-indication Glucosé à 5 ou 10% = Enfant < 1 an REMPLISSAGE

4 ALBUMINE 4% produit de référence à diluer dans du B 66

t’ HESTERIL 10 ml/kg maxi (1/8 masse sanguine) Contre-indication : enfant < 1 an

4 RINGER LACTATE

-f PLASMION

÷ HEAFUSINE Contre-indication: enfant < 1 an

8

ENFANT <4>ANS

ENFANT > 4 ANS

1 heure

Heures suivantes

Entretien : 4 ml/kg/h Entretien + traumatisme: - traumatisme minime = 6 ml/kg/h ‘-traumatisme moyen = 8 ml/kg/h traumatisme majeur = 10 ml/kg/h

COMPENSATION DES PERTES PER-OPERATOIRE

MASSE SANGUINE =80 ml/Kg

AGE

Hémoglobine (gr/dl)

Hématocrite (%)

Nouveau-né (0 à 30 jours)

15 - 25

45 - 65

Nourrisson (1 à 24 mois)

10 - 15

30 - 45

Enfant (làl5ans)

10 - 15

35 - 45